
Le dernier roman de Nicolas Delesalle est un régal.
Il y a plein de raisons de l’apprécier. La première, évidente, c’est l’actualité. Cette sale guerre décidée par le Kremlin 🟫🇷🇺 qui n’en finit plus de briser la vie de millions d’Ukrainiens et de Russes. Son récit de journaliste de Paris-Match envoyé en Ukraine dans la semaine du déclenchement de l’invasion à grande échelle du pays est un témoignage de première main qui éclaire utilement notre compréhension de la situation sur place.
La seconde est le propos lui-même qui montre que tout n’est pas aussi simple et que le réel n’est jamais complètement binaire. Je n’en dis pas plus car c’est le cœur de l’intrigue et je m’en voudrais de le déflorer.
La troisième est personnelle. Son roman, Kolia l’a dédicacé à sa mère : Anne Delesalle. Il se trouve que cette femme —dont il décrit avec délicatesse le grain de folie, l’enthousiasme slave— a été… ma prof de russe ! À chaque chapitre qui lui est consacré, je retrouve sa pétillante exubérance. Elle m’a fait aimer apprendre le russe. Cette langue maternelle que j’ai balbutié marmot et oublié dès que mes sœurs aînées ont été scolarisées.
La quatrième est purement littéraire. Nicolas Delesalle a un style vraiment singulier qui capte immédiatement le lecteur. Une plume légère qui ne s’embarrasse pas de grand mots mais pleine d’empathie. On vit, on voit, on ressent ce qu’il décrit. Bref, un conseil, en cette rentrée : laissez-vous prendre dans le tourbillon de cette « valse russe ».
Un livre à retrouver dans toutes les bonnes librairies.
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