La France redéfinit les contours de son feu nucléaire

La notion de « dissuasion avancée » énoncée par le président de la République française, ce 2 mars 2026 dans la base des forces navales nucléaires stratégiques de l’Île longue, marque un changement important dans la géographie mentale dans laquelle s’inscrit la réflexion sur l’arme et l’emploi du nucléaire hexagonal.

A titre personnel, en tant que citoyen européen, je salue cette redéfinition. Elle annonce un réveil stratégique qui nous a fait défaut depuis trop longtemps. On regrettera qu’il ait fallu la prise de force de la Crimée en 2014 puis de l’invasion à grande échelle, le 24 février 2022 de l’Ukraine par la Fédération de Russie pour que la prise de conscience se fasse parmi les chefs d’Etat et de gouvernement. On notera d’ailleurs que ce sont surtout les menaces contenues dans le National Security Survey (NSS) étatsunien vis-à-vis de l’Union européenne, doublées d’une remise en cause de la souveraineté danoise sur le Grœnland qui ont accéléré le processus.

Les socialistes français partagent les éléments centraux de cette redéfinition. Ils en précisent dans un communiqué les contours et les enjeux.

Passé le discours, en effet, ce seront les actions entreprises par la France à l’égard des autres Etats membres de l’Union et partenaires tiers dans les semaines, mois et années à venir, qui donneront de la crédibilité à cette ambition européenne renouvelée.


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Publié par Aleksander GLOGOWSKI

Permanent de la Fédération de Paris du PS 🌹 Candidat socialiste aux Européennes de 2004, 2014 et 2019. #Europe Addict 🇪🇺 Je me sens chez moi partout dans l'Union Européenne. Père de deux enfants.

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